Corps dans le décors, inspiré de mon projet de diplôme 2002
Propos d'un article du journal de Décembre 2009 sur la plasticienne Tanya .
"Un art qui apparaît d’autant plus vivant, qu’il semble n’obéir à aucune règle définie, fourmillant d’imprévus et d’inventions.
Tanya est une artiste au devenir prometteur. L’imaginaire
artistique qu’elle développe, ses représentations quelle réalise comme
dans l’envolée d’une apparition de colombes font de cette artiste
plasticienne, une magicienne, mais aussi une danseuse a la recherche du
temps perdu qu’elle retient dans l’étreinte spontanée d’une
interprétation de la nature. Elle vit une aventure qui la porte dans des
ressentis tenaces, volatils et fugitifs qu’elle envisage en connivence
entre corps et décors, dans un accord tacite, un périple audacieux ou
des espaces vides s’habillent entre transparence et apparence de
couleurs vraies et fugaces. Elle danse dans l’espace de nos regards,
maintenue en équilibre entre les surfaces modulables de toute la réalité
d’un rêve, par essence, évanescente et éphémère.
Cette sensualité du risque immédiat
C’est
un phénomène aussi étonnamment beau qu’intéressant que de surprendre la
grande sensibilité qui l’habite, dans cette exploration de l’extrême de
soi et toute cette esthétique de la tension. Cette sensualité du risque
immédiat présenté en public, qui s’articule dans un langage parfois
théâtral mais à caractère plus souvent « monstratif », basé sur une
structure de déroulement temporel. L’enthousiasme qu’elle libère,
favorise une clairvoyance vis-à-vis de son art, comme une échographie en
quatre dimensions, extrêmement parlante : une embryologie d’images
avant leur naissance. Enfin une philosophie courtoise des couleurs.
Quand la lumière tétanisée semble émaner de l’intérieur de ses
compositions, Tanya témoigne de la vitalité de ses œuvres et invite à
prendre part à l’intimité « animique » des choses. Embarquons avec elle
dans ce monde de tendres apocalypses et de renaissances métissées,
qu’elle dit, de joie et de paix.
L’art performance constitue
certainement, la forme artistique la plus ancienne de l’humanité.
Chercher à en cerner la pratique constamment changeante, est déjà
accepter cette réécriture du réel et rentrer dans ce langage riche en
redéfinition créatrice d’une émotion aux limites parfois du délire, mais
si semblable au merveilleux."
Christian Antourel
collection série sur le thème de la féminité
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